Se dirige-t-on vers une année scolaire blanche ou, tout au moins, une année scolaire fortement perturbée en République Démocratique du Congo (RDC) ? La question vaut son pesant d’or, car les enseignants des écoles primaires publiques sont en grève dans plusieurs parties du pays. Au centre de leur revendications : la revalorisation salariale.
Dans la sous-division provinciale de l’éducation nationale Nord-Kivu 2, les enseignants ne décolèrent pas. Au cours d’une assemblée générale tenue dimanche 6 octobre 2024, les enseignants de l’axe Bigo-Mangina, déjà en grève, ont décidé à l’unanimité de durcir leur mouvement de grève. Ce mouvement de grève est aussi en cours dans plusieurs parties du Nord-Kivu, notamment dans la ville de Butembo où aucune activité scolaire n’a eu lieu, dans les écoles primaires, depuis la rentrée.
Mouvement de grève également largement suivi dans la sous-division provinciale de l’éducation nationale Mambasa 1 (Ituri) depuis bientôt une semaine. Comme ailleurs, les professionnels de la craie disent « attendre que le gouvernement honore ses engagements ». Du côté des autorités responsables, silence radio. Un haut responsable d’un service technique nous a confié « ne pas disposer d’assez d’arguments » pour convaincre les enseignants à reprendre le chemin de l’école.
Au cours des négociations avec les principaux mouvements syndicaux des enseignants, le gouvernement congolais s’était engagé, début septembre, à ajouter cinquante (50) mille francs au salaire des enseignants. Cet ajout était bien loin en deçà des attentes des enseignants qui réclamaient un salaire minimum de cinq cents (500) dollars américains.
Andy Kambale Matuku





