Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo est une ville à rebâtir, des propos à la Une des conversations des kinois après la pluie qui s’est abattue sur cette mégalopole de 13 millions d’habitants et où les dégâts font échos.
Inondations , habitations et véhicules emportés, lacs artificiels, routes coupées, le bilan provisoire fait état jusque là d’un déluge jamais vécu dans l’ancienne Léopoldville , jadis, une référence africaine. Les communes de Kinshasa, Barumbu, Kintambo, Lingwala particulièrement, sous l’eau, faute des caniveaux et canalisations des eaux de pluie, une situation liée au vieillissement des infrastructures destinées à contenir les dégâts vécus aux petites heures de ce samedi.
Il n’est pas inutile de souligner que l’absence d’une politique adaptée de l’habitat est le noeud du problème , les communes ci-haut évoquées font face à des constructions anarchiques alors que la nécessité de réhabiliter leurs espaces se fait de plus en plus sentir au fil du temps. Le boom démographique et immobilier n’est pas soumis à un quelconque contrôle. Il convient d’insister sur le fait que des spécialistes évoquent aussi des causes liées au durcissement du sol des plusieurs premières municipalités de Kinshasa. La couche du sol empêche l’eau en tant de pluie de pénétrer la terre. Ces éléments mis ensemble expliquent le chaos vécu samedi dans la ville de Kinshasa.
Il y a urgence des solutions efficaces pour sauver ce qui reste encore de la capitale RD Congolaise. C’est ici le lieu d’interpeller les autorités tant provinciales que nationales. Il devient justifiable de débloquer les fonds nécessaires à la reconstruction de Kinshasa. Ne pas surtout attendre un drame humain devenu inévitable pour pouvoir agir. L’heure est plutôt grave.
Mupech Péchi André





