La situation sécuritaire préoccupante qui prévaut dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) a été au centre du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la communauté pour le développement des États de l’Afrique Australe (SADC) ce mercredi 20 novembre 2024, à Harare, au Zimbabwe.
Au cours de ce sommet extraordinaire, les chefs d’Etat de la sous-région ont analysé la situation sécuritaire toujours préoccupante dans l’Est de la RDC. Les chefs d’Etat ont ainsi exprimé leurs vives préoccupations face à la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette région. Réitérant leur soutien aux efforts du gouvernement de Kinshasa à restaurer la paix et la stabilité, la SADC a décidé de proroger d’un an le mandat de sa mission (SAMI-DRC) en cours dans l’Est de la RDC.
Par ailleurs, le sommet de la SADC a rappelé son pacte de défense mutuelle qui stipule qu’une attaque contre un des États membres est une menace pour l’ensemble des États de la sous-région. De ce fait, les chefs d’Etat de la sous-région ont condamné les multiples violations du cessez-le-feu censé entrer en vigueur depuis août dernier et ont appelé toutes les parties au respect de leurs engagements afin de préserver la paix et la stabilité dans l’Est de la RDC.
Déployée il y a un an dans la province du Nord-Kivu en remplacement de la force conjointe de l’East Africa Community (EAC), la force de la SADC a subi plusieurs frappes de mortier de la coalition rebelle RDF/M-23. Plusieurs militaires (sud-africains notamment) ont péri dans ces bombardements. Le bilan des actions de la SAMI-DRC reste mitigé selon plusieurs observateurs.
Andy Kambale Matuku





