Les travailleurs de la Société Anhui Congo d’Investissement Minier (SACIM), évoluant dans la cité de Boya au territoire de Miabi, ont manifesté leur mécontentement dans la matinée de ce lundi 03 mars 2025 dans les rues de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental), à la suite des impaiements de salaire évalués à douze (12) mois pour certains et 14 pour les autres.
Leur cohorte est partie du rond-point Salongo, passant par l’avenue Inga, le Boulevard Laurent Désiré Kabila, pour chuter au Gouvernorat de province. Ici, ces agents et cadres de la SACIM mécontents, ont expliqué leur problème à l’autorité provinciale. Ils ont décrié les arriérés de salaire d’une année et deux mois, sans mettre de côté les conséquences liées à cette crise financière.
« À ce jour, à cause de ces impaiements, nos familles sont dispersées, les enfants ne vont plus aux cours, des démissions et désertions en cascade ont été enregistrées parmi nous », ont-ils relaté sous un ton épris de tristesse.
Ces manifestants ont accusé l’ancienne Ministre nationale des mines d’être à la base du déclin de la SACIM, à cause de son arrêté signé le 22 février 2022, imposant des restrictions à la société dans la commercialisation du diamant. Pour eux, le « Centre d’expertise d’évaluation et de certification (CEEC) instauré par la Ministre, s’approprie les diamants produits par la SACIM, au point de diminuer sensiblement le prix de vente d’un carat, quittant de 14 à 8 dollars américains. Cette situation ne permet plus à la firme de s’acquitter de ses devoirs contractuels envers ses employés qui croupissent dans la misère ».
Ces travailleurs ont aussi dénoncé la complicité des autorités dans cette affaire, appelant le Président de la République à s’impliquer personnellement dans ce dossier. Ils avouent que l’arrêté à la base de ces bouleversements à la SACIM a été reconnu illégal par sa signataire devant le sénat, mais son annulation demeure matière à réflexion.
Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi





