Constructions anarchiques à Kinshasa : Démolitions sélectives !

 

Plusieurs jours après le communiqué de l’hôtel de ville de Kinshasa annonçant la démolition des constructions anarchiques dans la capitale congolaise, l’on n’est loin de voir la mesure se traduire en acte comme souhaitée aussi par une frange importante des kinois, victimes surtout des inondations et catastrophes naturelles.

À la place, les quelques endroits visés à ce jour, offre l’image d’une sélection des sites suivant des critères complexes.
Pour certains analystes, l’hôtel de ville, appliquerait la loi du plus fort. L’exemple type est celui de la baie de Ngaliema où l’ultimatum de 48 heures accordé aux gros poissons propriétaires des bâtisses de s’en aller avant que le Bulldozer de l’hôtel de ville ne passe à l’action, n’a rien produit jusqu’à présent. Pourtant, le danger est permanent et visible.

À la place, la brigade chargée de la démolition a choisi de se rabattre sur l’avenue Mapenza. L’action a visé même des constructions éloignées du fleuve de plusieurs mètres en violation de la Loi qui en exige que 15 mètres. Du reste, il convient de souligner que la situation dans d’autres coins de la ville est pire qu’à la baie de Ngaliema. La ville de Kinshasa par clientélisme est victime d’un boom immobilier incontrôlé. Les constructions ont envahi des espaces inviolables soumettant des milliers des personnes à un danger mortel en cas d’intemperies.

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Le mal est profond, il nécessite plutôt un remède efficace. Envisager la démolition en caressant le noeud du problème, relève de la complaisance. L’hôtel de ville de Kinshasa devrait se montrer impartial dans sa volonté d’agir, selon les prescrits de la loi. Viser tout le monde et non faire la sélection.

Zamenga Odimbale

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