Alors qu’il fait actuellement face à des poursuites de la justice congolaise pour sa supposée complicité avec les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda, l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, a proféré des critiques sévères contre le régime en place. Il l’accuse d’être « ivre de pouvoir » et d’avoir « perdu le monopole de la violence légitime » dans le pays.
Dans un discours percutant, Joseph Kabila n’a pas mâché ses mots pour tacler le gouvernement actuel. Il a également dénoncé ce qu’il considère comme une dégradation de l’héritage qu’il aurait laissé en 2019, un temps où, selon lui, la RDC était « pacifiée, réconciliée et dotée d’institutions solides » avant d’être « complètement dilapidée » par son successeur, Félix Tshisekedi.
Ce discours de l’ancien chef d’État intervient dans un contexte politique déjà très tendu. Ses déclarations risquent d’accroître les tensions entre les camps Kabila et Tshisekedi, tout en témoignant de la volonté de Joseph Kabila de continuer à peser sur la scène politique congolaise.
Frank Kalonji





