RDC : Vers une protection sociale pour les mandataires politiques

 

En République démocratique du Congo, une nouvelle page s’ouvre pour les détenteurs de mandats politiques. Le Sénat a déclaré recevables, le mercredi 11 juin, deux projets de loi majeurs visant à intégrer les ministres, députés provinciaux et gouverneurs dans le système de sécurité sociale. Cette décision marque une avancée vers la reconnaissance institutionnelle de leur statut et ouvre la voie à une couverture sociale post-mandat.

Portée par le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau Ebua, cette initiative propose une modification de la loi n°22/031 du 15 juillet 2022. Jusqu’ici, cette législation ne prévoyait aucun dispositif pour les mandataires politiques une fois leur mission achevée. Une lacune juridique que le gouvernement entend combler pour assurer une continuité sociale et administrative.

La réforme est saluée comme une étape déterminante par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale des Agents Publics (CNSSAP), qui pilote sa mise en œuvre. Son Directeur général, Junior Mata M’Elanga, parle d’un « tournant majeur vers une sécurité sociale plus inclusive et institutionnellement responsable », soulignant l’importance d’intégrer tous les serviteurs de l’État dans un même cadre de protection.

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L’élargissement de cette couverture est également perçu comme une marque de reconnaissance du rôle fondamental joué par les agents politiques dans la conduite des affaires publiques. « Cette réforme traduit la volonté claire de notre État d’être solidaire envers tous ses agents, y compris ceux à mandat politique. C’est un pas de plus vers une administration équitable et digne », insiste le DG de la CNSSAP.

Cette réforme s’aligne sur la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui ambitionne de bâtir une gouvernance plus humaine. En sécurisant les parcours des responsables politiques, l’exécutif espère renforcer l’attractivité du service public et promouvoir une gestion éthique de l’administration.

Au-delà de la dimension technique, ce chantier législatif renferme une portée morale et sociale profonde. Il s’agit d’un engagement renouvelé de l’État envers ses serviteurs, dans une logique de solidarité et de résilience. Une dynamique qui pourrait, à terme, consolider la stabilité du système administratif congolais tout en modernisant son fonctionnement.

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PK

 

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