Une nouvelle étape significative a été franchie dans la coopération sécuritaire entre la République Démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda. Ce mercredi 2 juillet, les Forces armées de la RDC (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF) ont mené avec succès une opération conjointe qui a permis de reprendre le contrôle du village de Muhola, situé dans le territoire de Lubero, en province du Nord-Kivu. Cette localité était tombée sous domination des miliciens Wazalendo, qui y exerçaient un pouvoir de fait.
D’après les autorités militaires locales, cette opération représente un tournant décisif dans les efforts de reconquête des zones échappant à l’autorité de l’État congolais. Le Colonel Kiwewa Mitela Alain, administrateur militaire du territoire de Lubero, a commenté cette avancée en affirmant : « C’est un pas décisif vers la restauration de l’autorité de l’État ».
Cette offensive s’inscrit dans le cadre d’un mémorandum d’entente récemment révisé à Kinshasa entre les deux armées. Cet accord élargi autorise désormais les forces armées des deux pays à coordonner leurs actions, non seulement contre les Alliés Démocratiques Forces (ADF/MTM), reconnus comme terroristes par les deux États, mais aussi contre d’autres groupes armés, tels que les Wazalendo.
Sur le terrain, les résultats de cette collaboration sont déjà palpables. Plusieurs localités du territoire de Lubero ont été reprises par les FARDC grâce à des opérations conjointes minutieusement planifiées. Le Colonel Kiwewa a confirmé que « les FARDC, soutenues par l’UPDF, ont mené des opérations ciblées qui ont permis de reprendre le contrôle du groupement de Muhola ».
Face à cette avancée, les autorités congolaises appellent à une implication plus active de la population pour garantir la stabilité retrouvée. « Nous invitons la population à collaborer avec les autorités pour consolider cette paix nouvellement acquise », a exhorté le Colonel Kiwewa, soulignant l’importance d’un soutien civique pour pérenniser les progrès militaires réalisés.
PK





