RDC : La Sucrière du Kivu, une priorité nationale pour éviter le naufrage d’un géant agro-industriel

 

La Sucrière du Kivu (SUKI), fleuron agro-industriel du Sud-Kivu, traverse une zone de turbulence qui inquiète jusqu’au sommet de l’État. Ce vendredi 4 juillet, lors du Conseil des ministres, le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa, a tiré la sonnette d’alarme sur l’état critique de cette entreprise stratégique, dont la survie dépend désormais d’un appui gouvernemental d’urgence.

La SUKI, qui emploie des centaines de personnes et cultive plus de 1 400 hectares de cannes à sucre, est confrontée à une situation de crise qui pourrait gravement impacter la campagne sucrière 2024-2025. Le Ministre du Portefeuille a plaidé pour une intervention rapide afin d’ »éviter la perte de 1 400 hectares de cannes à sucre actuellement arrivées à maturité », une menace directe pour la production de sucre dans l’Est du pays.

Dans son exposé, Jean-Lucien Bussa a insisté sur la nécessité d’ »accompagner la campagne agricole en cours, prévue entre juillet et septembre 2025″, une période charnière pour la relance des activités. Sans ce soutien immédiat, la RDC risquerait non seulement de perdre une ressource vitale, mais aussi de mettre en péril la stabilité socioéconomique de toute une région.

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Parmi les mesures proposées, le Ministre a souligné l’urgence de garantir « la sécurité des employés, des équipements et des installations », face à un contexte sécuritaire fragile. Il a également appelé à la mise en œuvre rapide d’un plan de financement adapté pour réhabiliter les capacités opérationnelles de l’entreprise et soutenir les équipes sur le terrain.

Le Gouvernement a pris acte de la gravité de la situation. À l’issue des échanges, les recommandations de Jean-Lucien Bussa ont été adoptées, confirmant la volonté des autorités de « sauver une entité agro-industrielle stratégique » et d’éviter un effondrement lourd de conséquences pour le tissu économique local.

Au-delà de l’urgence, cette décision s’inscrit dans une vision plus large de relance du secteur agro-industriel congolais, dans un contexte de quête d’autosuffisance alimentaire. La SUKI joue un rôle central dans cette dynamique, en tant que principal fournisseur de sucre dans la partie orientale du pays.

Avec cette intervention, le Gouvernement espère non seulement assurer la continuité de la production, mais aussi « sauvegarder des centaines d’emplois locaux » et renforcer la sécurité alimentaire dans une province déjà éprouvée par de multiples crises. La balle est désormais dans le camp des opérateurs de mise en œuvre.

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PK

 

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