Trois mois après leur nomination officielle par ordonnance présidentielle, les magistrats de la promotion 2024 attendent toujours leur prise en charge salariale. Ce jeudi 10 juillet 2025, ils ont exprimé leur indignation lors d’un sit-in organisé devant le ministère des Affaires étrangères à Kinshasa, dénonçant une précarité administrative persistante et un avenir professionnel incertain.
Isabelle Ntumba, coordonnatrice du Forum général des magistrats, a pris la parole au nom de ses collègues pour interpeller les autorités. « Nous revendiquons nos salaires depuis notre nomination en mars. À ce jour, nous n’avons toujours pas reçu de rémunération. De plus, il n’existe aucune information concernant notre formation », a-t-elle déclaré, mettant ainsi en avant un profond malaise quant à la gestion de leur dossier.
Malgré les instructions du président de la République en faveur de leur intégration, formation et affectation, aucune mesure concrète n’a été mise en œuvre. Le silence persistant de l’administration, couplé à un manque de communication, nourrit la frustration des nouveaux magistrats, qui craignent de rester dans l’incertitude institutionnelle.
Déterminés à se faire entendre, ces juristes fraîchement nommés annoncent qu’ils poursuivront leur mobilisation jusqu’à obtenir des réponses claires. Ils appellent les institutions concernées à honorer les engagements du chef de l’État, en vue d’assurer justice et respect de l’État de droit.
PK





