Le Président de l’autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo, ARPTC, a procédé ce mercredi 30 juillet 2025, au lancement à Kinshasa, des travaux de la première réunion du Comité de régulation économique de l’association des régulateurs des communications d’Afrique australe (CRASA), structure technique de la SADC. Devant le Président du Comité de Régulation Économique de la CRASA, le Secrétaire Exécutif de la CRASA et des délégués des 13 pays membres, Christian Katende a expliqué que cette réunion qui se tiendra du 30 juillet au 1er août 2025, marque un moment historique pour notre organisation régionale. Elle inaugure dit-il, une nouvelle dynamique, ancrée dans une volonté commune de repenser nos modèles économiques au sein de la SADC, à la lumière des évolutions technologiques et des impératifs de justice économique.

« Dans un monde où l’innovation technologique bouleverse les paradigmes établis, où les chaînes de valeur se reconfigurent en temps réel et où les frontières économiques s’estompent, il est désormais crucial de bâtir un cadre de régulation économique robuste, équitable, flexible et visionnaire. C’est dans cette optique que l’existence de ce Comité se justifie pleinement, car il représente une réponse directe et stratégique à la complexité croissante de nos marchés, à l’essor du numérique, à l’évolution des modèles économiques et à l’émergence de nouveaux risques systémiques « , a déclaré Christian Katende.
A l’en croire, « les défis qui nous attendent sont nombreux, mais les opportunités le sont tout autant. Pour que notre région soit à la hauteur des ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, la SADC doit se positionner comme un pôle d’excellence en matière de régulation économique. Nous devons créer un environnement propice à l’innovation, à une concurrence saine et à un accès équitable de chaque citoyen, où qu’il vive, aux services essentiels ».
« Notre engagement ne peut rester théorique. Il doit se traduire par des projets concrets, mesurables et à fort impact socio-économique », a-t-il indiqué.
Et de renchérir : c’est pourquoi je vous invite à concentrer vos efforts sur les axes suivants :
1. La réduction des coûts d’itinérance, priorité stratégique. Elle vise à fluidifier la connectivité intrarégionale, à renforcer les échanges économiques et humains et à construire une véritable citoyenneté numérique régionale.
2. Les communications par satellite, devenues essentielles pour réduire la fracture numérique, notamment dans les zones reculées, rurales et dites « blanches », doivent bénéficier d’un cadre réglementaire clair, stable et incitatif. L’objectif est de favoriser une concurrence dynamique et vertueuse, au service des territoires les plus défavorisés, mais aussi des zones urbaines : les satellites révolutionnent actuellement notre écosystème.
3. L’allocation judicieuse et transparente du spectre des fréquences, ressource stratégique et limitée. Cette allocation doit être guidée par les principes d’efficacité, d’accessibilité et d’équité. Elle doit garantir l’émergence de services innovants tout en favorisant l’inclusion numérique et l’équilibre concurrentiel.
« Tout cela découle d’une ambition commune partagée pour une transformation durable de notre territoire. Je vous encourage donc, durant ces trois jours de travaux, à engager des discussions riches, rigoureuses et tournées vers l’avenir. Soyez audacieux dans vos réflexions, pragmatiques dans vos propositions et unis dans vos engagements. La régulation économique n’est pas une fin en soi : c’est un instrument de transformation et de justice collective », a précisé le Président de l’ARPTC.
Pour conclure, il a souligné que « les défis sont nombreux, bien sûr. Mais notre vision commune, notre collaboration sincère et notre volonté politique nous donnent les moyens de construire ensemble une région plus connectée, plus compétitive et plus résiliente ».
CP





