Cela fait désormais deux ans que plusieurs combattants Maï-Maï de la chefferie de Babila-Babombi, située dans le territoire de Mambasa en Ituri, ont accepté d’intégrer le Processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion Communautaire et Stabilisation (PDDRCS). Ces anciens combattants ont été installés dans un site de précantonnement à Kosoko-Mbopi, non loin de la route principale, mais leur situation demeure préoccupante et indigne.
D’après Ram’s Malikidogo, secrétaire permanent de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) à Mambasa, aucune assistance concrète ne leur a été fournie, ni par les autorités locales du PDDRCS, ni par le gouvernement central. Ce manque de soutien prolongé a poussé certains de ces ex-combattants à redeployer leurs éléments dans les localités de Ngubo et Makele, suscitant des craintes légitimes quant à une possible résurgence des violences et des représailles dans la région.
« Ce qui est encore plus grave, c’est que ces ex-combattants sont là sans aucune aide du gouvernement ni des autorités du PDDRCS. Ils sont maintenant à la charge de la population. Ils ont même installé plusieurs barrières sur les routes agricoles. Ils menacent d’abandonner le processus du PDDRCS », alerte Ram’s Malikidogo.
Ce responsable de la CRDH exprime son inquiétude face à la situation désespérée de ces Maï-Maï, qui risquent de replonger dans la lutte armée, mettant ainsi gravement en danger la population civile. Selon la même source, plusieurs ex-combattants manifestent déjà des signes de désengagement du processus de réinsertion, leur désespoir amplifiant les tensions et les risques de troubles.
Face à cette situation, la CRDH appelle de manière urgente les autorités gouvernementales à agir pour venir en aide à ces ex-combattants. Leur prise en charge est essentielle pour éviter une détérioration de la situation, qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour les civils, déjà éprouvés par des années de conflits armés.
Jean-Claude Mbafumoja





