Ce lundi 1er septembre, les écoliers de Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, ont repris le chemin des classes pour l’année scolaire 2025-2026. Si la joie se lisait sur le visage de nombreux enfants, l’ambiance était plus lourde dans les foyers où la crise financière est observée. Parents et élèves ont dû faire face à des difficultés pour réunir le nécessaire scolaire, entre uniformes, cahiers et autres fournitures dont les prix continuent d’augmenter.
Pour certains ménages, la rentrée reste un casse-tête. « Nous avons fait de notre mieux pour envoyer nos enfants, mais l’argent manque », confie Grace Zawadi, mère de deux enfants. D’autres familles ont choisi de n’envoyer qu’un seul enfant au début des cours, priorisant ceux en classes terminales. La situation des fonctionnaires est également préoccupante, plusieurs d’entre eux recevant leur salaire avec retard, ce qui limite leur capacité à couvrir les frais scolaires.
La gratuité de l’enseignement primaire, mise en place par le Gouvernement il y a quatre ans, n’a pas suffi à alléger le fardeau financier des familles. Dans certaines écoles publiques, les parents doivent encore s’acquitter de frais annexes : laboratoire, activités extrascolaires ou contributions pour l’entretien des infrastructures. Ces coûts supplémentaires freinent l’accès à l’école pour les ménages les plus modestes.
Face à ces difficultés, le ministère de l’Éducation nationale rappelle que l’enseignement de base reste gratuit dans les écoles publiques, tout en appelant à la solidarité et à l’accompagnement des élèves. Toutefois, pour de nombreuses familles, la rentrée scolaire 2025-2026 restera associée à des choix difficiles et à une gestion prudente du budget familial.
PK





