Condamnation de Mutamba : la Nouvelle Société Civile exige la réouverture du procès des « 100 jours »

 

La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) appelle à la réouverture du procès des 100 jours, estimant que seule une telle démarche garantirait une justice équitable après la condamnation de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba.

Pour rappel, le procès des « 100 premiers jours » du mandat du président Félix Tshisekedi avait mis en accusation plusieurs personnalités, dont Vital Kamerhe, alors directeur de cabinet du chef de l’État. Celui-ci avait été poursuivi pour le détournement de fonds publics destinés aux maisons préfabriquées pour militaires ainsi qu’à d’autres infrastructures.
Si une somme d’au moins 57 millions de dollars n’a jamais été clairement justifiée, Kamerhe avait été condamné à 20 ans de prison avant d’être blanchi deux ans plus tard et réhabilité au plus haut niveau de l’État.

D’autres dossiers sensibles liés à ce procès ont été purement et simplement écartés pour diverses raisons. À ce jour, souligne la NSCC, aucun condamné pour détournement de fonds publics ne séjourne encore à la prison centrale de Makala.

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Face à cette situation, la Nouvelle Société Civile dénonce une justice partiale et réclame l’égalité de traitement pour tous les justiciables. « Il est inconcevable que certains bénéficient de complaisance tandis que le dossier Mutamba devient la cible d’un acharnement judiciaire », insiste la structure citoyenne.

Les Congolais, conclut la NSCC, souhaitent voir leur justice rompre avec la partialité et incarner enfin l’impartialité indispensable à un véritable État de droit.

Mupechi Pechi André

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