La Première ministre, Judith Suminwa, s’est réjouie, vendredi 5 septembre, du bon déroulement de la rentrée scolaire 2025-2026 sur l’ensemble du territoire national. Intervenant lors du Conseil des ministres, elle a rappelé que cette rentrée se déroule « sous le signe de la continuité de la gratuité de l’enseignement primaire public, conformément à la volonté du Président de la République, Félix Tshisekedi ».
Selon elle, les 60 provinces éducationnelles du pays ont connu une rentrée « relativement sereine », malgré quelques perturbations signalées au Sud-Kivu et au Bas-Uele.
Le cas du Nord-Kivu
Évoquant la situation particulière de cette province, la cheffe du Gouvernement a précisé que la rentrée « est bel et bien effective, en dépit de l’imposition par les occupants de la coalition M23-RDF du paiement de frais scolaires dans l’enseignement primaire public ». Une mesure que les parents rejettent fermement, a-t-elle ajouté, rappelant la détermination du Gouvernement à maintenir la gratuité de l’enseignement pour tous.
Soutien accru aux enseignants et écoles
Judith Suminwa a insisté sur l’engagement de l’État à financer :
• les salaires et primes des enseignants,
• les frais de fonctionnement des bureaux gestionnaires,
• ainsi que le suivi des établissements concernés.
Elle a précisé que le Gouvernement restait « attentif aux préoccupations soulevées », non seulement dans le secteur éducatif, mais également dans la santé, l’enseignement supérieur et la fonction publique. Elle a rappelé que l’élaboration d’une feuille de route est en cours pour assurer un suivi efficace des engagements pris.
Dialogue avec le secteur privé
La Première ministre a également fait part de ses récents échanges avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Elle a réaffirmé la volonté du Gouvernement de bâtir « un climat des affaires compétitif, prévisible et attractif ». Les discussions ont porté notamment sur :
• l’application du SMIG,
• la parafiscalité relative au carburant et à l’énergie,
• le règlement de la dette intérieure,
• ainsi que le paiement des marchés publics déjà exécutés.
Elle a conclu en annonçant la mise à disposition d’une cartographie des travaux en cours d’exécution, outil destiné à renforcer le suivi rigoureux de l’action gouvernementale.
PK





