Le Parlement des Jeunes de la commune d’Oïcha a rendu public un rapport alarmant de la situation sécuritaire à Beni, dans la province du Nord-Kivu. Il retrace les attaques des rebelles ougandais ADF en deux mois et neuf jours dans l’espace Beni-Maïmoya.
Selon le rapport publié, 88 civils ont été tués, 43 maisons incendiées, 15 motos et 7 vélos brûlés, sans compter les personnes portées disparues. Ces violences sont concentrées à l’ouest de la Route Nationale Numéro 4, dans l’axe Beni-Maimoya.
Parmi les faits cités, le massacre de 34 civils les 9 et 10 juillet à Katerain, Bayeyi et Matoko, la mort de 19 personnes à Fotodu le 8 septembre, et le carnage de 11 civils à Wesa et Sabu le 18 septembre.
Le Parlement s’interroge sur ce que font les outils de sécurité. Pourtant, selon le document, l’UPDF est capable de détecter les mouvements de l’ennemi, son nombre, mais sans jamais le traquer.
Cette structure pointe également du doigt « l’inaction » de certains députés élus du milieu, appelés à cesser les discours sur la toile et à passer à l’action.
« Quittez les réseaux sociaux et passez à l’action », lance le Parlement des Jeunes Oïcha.
Il appelle aussi la population à ne plus céder à la peur, à rester vigilante et à collaborer avec les services de sécurité.
« Quittons les groupes armés et intégrons les FARDC. Dénonçons, sans peur, tout comportement suspect », peut-on lire dans cette déclaration qui porte la signature de Charles Kasereka Valeri, son rapporteur.
Le Parlement des Jeunes Oïcha rappelle que la sécurité est l’affaire de tous, ce qui exige une franche collaboration.
JC Mbafumoja





