Résolution du conflit rwando-congolais : Trump confiant, Tshisekedi prudent !

 

Trois mois après la signature de l’accord de Washington, les avis divergent sur son impact réel. En marge de la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU à New York, le Président américain Donald Trump s’est montré confiant : il s’est félicité d’avoir « mis fin à sept guerres dans le monde, dont le conflit en RDC, qui remonte à 30 ans », faisant référence à l’accord signé le 27 juin dernier entre Kinshasa et Kigali sous la médiation des États-Unis.

Du côté congolais, le Président Félix Tshisekedi adopte un ton plus mesuré. Tout en saluant les efforts de son homologue américain « pour avoir tenté d’éteindre le feu », il a rappelé que « l’accord n’avait malheureusement pas réussi à faire taire les armes », soulignant que « la guerre au Congo demeurait une réalité sanglante » et que la communauté internationale ne devait pas perdre de vue cette réalité.

L’accord, célébré à Kinshasa comme un acte historique, devait agir comme une « thérapie de choc » pour mettre fin à des décennies de violences dans l’Est du pays. Mais trois mois plus tard, le scénario escompté reste largement non atteint. Les autorités locales constatent que « rien n’avance » et que la situation sur le terrain demeure tendue.


Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, continue de contrôler plusieurs agglomérations, tandis que le cessez-le-feu observé ces dernières semaines montre des signes d’effritement. Cette réalité sur le terrain contraste avec l’optimisme américain et illustre la complexité du conflit, qui semble loin d’une résolution immédiate malgré les promesses de Washington.

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PK

 

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