Le porte-parole du Gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a saisi l’occasion de son passage sur CNN, le vendredi 26 septembre, pour réaffirmer la position de Kinshasa face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays. Dans un entretien avec le journaliste Richard Quest, il a dénoncé l’attitude de Kigali et du mouvement M23/AFC, accusés de freiner la dynamique de paix engagée ces derniers mois.
Le ministre a souligné que les engagements obtenus lors des discussions de Washington et de Doha ne représentent qu’une première étape. Pour lui, l’essentiel réside dans leur concrétisation sur le terrain.
« La signature seule ne suffit pas, il faut passer aux actes », a-t-il insisté, en rappelant que la population congolaise attend des résultats visibles en matière de sécurité et de stabilité.
Patrick Muyaya a également mis en avant l’importance du rôle joué par les États-Unis dans ce processus. Il a salué « l’engagement du Président américain Joe Biden » et appelé Washington à maintenir la pression sur Kigali et ses alliés. Selon lui, l’utilisation de leviers diplomatiques ou économiques par la première puissance mondiale est indispensable pour contraindre les parties récalcitrantes à respecter leurs promesses.
Cependant, Muyaya s’est montré préoccupé par le contraste entre les discours et la réalité. « Le comportement observé sur le terrain entretient des doutes sur la volonté réelle du Rwanda et du M23/AFC », a-t-il déclaré. D’après lui, seule une application rigoureuse des accords signés pourrait lever ces incertitudes et ouvrir la voie à une paix durable en République Démocratique du Congo.
PK





