La chambre haute du Parlement congolais a franchi une étape importante dans la protection des droits des femmes en déclarant recevable la proposition de loi initiée par le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo. Déposée depuis octobre 2024, cette initiative législative vise à combattre le harcèlement sexuel et les discriminations professionnelles, en renforçant les protections tant dans le cadre domestique que dans le milieu du travail.
La décision du Sénat intervient au terme de débats intenses qui ont souligné la nécessité d’assurer un environnement sûr et équitable pour toutes les femmes.
Ce jeudi 2 septembre, le texte, désormais renvoyé à la commission mixte socio-culturelle, genre, famille et enfant, fera l’objet d’un examen approfondi afin de préciser les mécanismes de prévention et de sanction des violences basées sur le genre. Cette avancée législative s’inscrit dans un contexte plus large de promotion de l’égalité et de sécurité nationale, la session ayant également abordé des sujets variés, allant de l’état de siège dans l’Est du pays aux réformes économiques et à la régulation du système bancaire.
Par ailleurs, le Sénat a validé les pouvoirs des suppléants de trois sénateurs récemment nommés au gouvernement et a fixé des délais stricts pour l’examen de plusieurs autres projets de loi, notamment la réforme de l’Ordre du Léopard et le contrôle des établissements de crédit. Cette dynamique traduit la volonté de la chambre haute de conjuguer protection sociale, sécurité et développement économique dans un cadre législatif plus structuré et réactif.
PK





