Le fossé entre le taux officiel du dollar et celui pratiqué sur le terrain ne cesse de s’élargir, semant la confusion parmi les consommateurs et les commerçants. Tandis que la Banque Centrale du Congo fixe le taux à 2 339 francs congolais, les réalités du marché contredisent ce chiffre.
Chez les cambistes, un dollar s’échange entre 1900 et 2 000 francs. Dans les stations-service, il monte jusqu’à 2 150 francs, et sur les plateformes de mobile money, le taux grimpe même à 2 470 francs. Résultat : les calculs ne s’accordent plus et les acheteurs ne savent plus à quelle référence se fier.
Un écart de plus de 430 francs par dollar est constaté entre le taux officiel et les taux du terrain — un indicateur clair de la tension qui pèse sur le franc congolais.
Malgré cette instabilité, les prix sur les marchés restent provisoirement stables. Les commerçants expliquent qu’ils vendent encore des stocks achetés à l’ancien taux, mais préviennent qu’une révision des prix pourrait bientôt suivre.
Les cambistes, eux, rappellent qu’ils ne se basent pas sur les chiffres de la Banque Centrale, mais plutôt sur l’offre et la demande dictées par les commerçants et opérateurs du secteur informel.
Si certains voient dans la baisse du dollar un signe encourageant, d’autres y lisent un déséquilibre annonciateur de perturbations économiques plus larges.
Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi





