La motion de défiance initiée par un groupe de députés provinciaux contre le Gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo n’est pas bien accueillie par les membres de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), Fédération de Mbuji-Mayi. Ce jeudi 30 septembre 2025, les militants de ce parti étaient dans les rues pour protester contre cette action et exiger le désistement des signataires dans un bref délai.
Leur manifestation de colère a débouché à l’assemblée provinciale du Kasaï-Oriental. Ici, les militants n’ont pas seulement transmis leurs inquiétudes au Président de l’organe délibérant. Ils ont aussi cassé plusieurs vitres des fenêtres et des portes du siège de l’organe délibérant, avec risque d’intrusion dans l’hémicycle. Les morceaux des vitres touchées jonchent le sol, témoignant l’intensité de la destruction.

Ils ont été stoppés par les éléments de la Police déployés massivement sur le lieu du drame. N’eût été cette intervention, lâchent les observateurs qui ont assisté aux casses, les dégâts auraient dû être considérables.
Pour le moment, les militants de l’UDPS/Tshisekedi se sont dispersés. Le siège de la première institution politique provinciale est sous haute surveillance des agents de l’ordre. Le calme est revenu aux alentours. Les policiers commencent à quitter petit à petit le lieu, suivant l’évolution de la situation sécuritaire dans le quartier.
Cette deuxième marche d’indignation du parti au pouvoir tombe à quelques heures seulement de la tenue d’une séance plénière vendredi à l’Assemblée provinciale, pour tabler sur la motion de défiance qui fait couler encre et salive. Seule la plénière va sceller le sort du Gouverneur, un mois après sa réhabilitation par la Cour constitutionnelle.
Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi





