Lancée le mercredi 19 novembre, l’opération de contrôle des documents de bord dans la ville de Kinshasa suscite déjà de vives critiques. À plusieurs points de contrôle, des dérives policières sont signalées, transformant une initiative pourtant nécessaire en source de tensions.
Comme dit l’adage, il n’y a pas de fumée sans feu. Depuis le lancement de l’opération, des vidéos circulent sur les réseaux sociaux montrant certains agents de l’ordre commis au contrôle s’adonner à des pratiques de tracasserie plutôt que d’exiger uniquement les documents requis.
Alors que la vérification devrait se limiter au permis de conduire, au document attestant le contrôle technique, et à la Carte Rose, plusieurs policiers sont accusés d’aller bien au-delà, avec pour objectif apparent de rançonner des chauffeurs devenus, malgré eux, leurs victimes favorites.
Les images qui circulent parlent d’elles-mêmes : on y voit des policiers demander des diplômes d’État ou d’autres pièces administratives qui n’ont aucun lien avec les documents légalement exigés pour circuler. Des pratiques qui doivent être réprimées avec fermeté si l’on souhaite garantir la réussite de cette opération pilotée par le gouvernement provincial de Kinshasa en collaboration avec les centres de contrôle technique automobile — où, par ailleurs, les choses semblent se dérouler sans accrocs.
Il est donc urgent de mettre fin aux dérives policières afin de rétablir la légalité, la régularité et la crédibilité d’une initiative pourtant salutaire.
L’opération vise à débarrasser la capitale des véhicules non conformes, des conducteurs pirates, et à contribuer au désengorgement des voies publiques constamment paralysées par les embouteillages.
Zamenga Odimbale





