À Kinshasa, où la dégradation de la voirie urbaine n’est un secret pour personne, les quelques voies publiques réhabilitées ou en cours de réhabilitation font déjà face à l’épineuse équation de l’entretien.
Victime de l’absence d’un service véritablement commis à la prise en charge et à l’entretien continu des voies publiques, la capitale congolaise risque de sombrer dans une situation chaotique si l’on n’y prend garde. À titre illustratif, l’on peut citer les avenues Plateau, dans la commune de Kinshasa, Tombalbaye, Colonel Ebeya et du Livre, à Gombe, ainsi que Wangata. Sur ces axes, les efforts consentis pourraient, à brève échéance, être réduits à néant.
Or, il est du devoir des pouvoirs publics d’assurer l’entretien de la voirie afin de prolonger, autant que possible, la durée de vie des infrastructures routières. Depuis un certain temps, la tâche du simple « coup de brosse » sur les artères, confiée aux ONG, n’a pas produit les résultats escomptés, entraînant notamment la formation de couches de sable qui réduisent la largeur de la chaussée, jusqu’à faire disparaître les bandes de séparation.
Une telle dynamique est susceptible, comme indiqué, d’annuler les efforts fournis dans une ville aujourd’hui confrontée à un boom démographique incontrôlé. Il y a donc urgence à accompagner les travaux en cours ou déjà livrés par un entretien régulier et rigoureux, afin de pérenniser les ouvrages réalisés.
Mupechi Pechi André





