RDC : un mois après l’Accord de Washington, Patrick Muyaya fustige la « mauvaise foi » de Kigali et appelle à l’unité derrière les FARDC

 

Un mois jour pour jour après les engagements de paix souscrits à Washington entre Kinshasa et Kigali, le bilan dressé sur le terrain est jugé accablant par les autorités congolaises. Loin des promesses diplomatiques, les hostilités se poursuivent dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Invité de l’émission « Dialogue entre Congolais » sur Radio Okapi, ce mercredi 7 janvier, le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a dressé un constat de rupture, évoquant l’échec d’un processus diplomatique compromis par la poursuite des violences.

Malgré la pression de la communauté internationale, les lignes n’ont pratiquement pas bougé. Patrick Muyaya a révélé un chiffre qu’il qualifie de cinglant : seulement 22,7 % des engagements contenus dans l’Accord de Washington ont été exécutés. Il attribue cette situation au refus persistant du M23/AFC, soutenu par le Rwanda, de libérer les zones occupées. Le ministre a dénoncé une stratégie de diversion visant à maintenir l’insécurité au Nord et au Sud-Kivu, alors que l’accord prévoyait un désengagement immédiat des forces rebelles.

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Réagissant aux critiques formulées par une partie de l’opposition sur la gestion du conflit, Patrick Muyaya a appelé à un sursaut patriotique.
« Les militaires qui décèdent au front n’appartiennent pas au régime, ce sont des Congolais », a-t-il déclaré avec fermeté.

Pour le porte-parole du Gouvernement, la politisation du sacrifice des FARDC constitue une insulte à la mémoire des héros tombés pour la défense de l’intégrité territoriale. Il a insisté sur la nécessité d’une cohésion nationale, soulignant que les divisions internes constituent un avantage stratégique pour l’ennemi.

Patrick Muyaya a par ailleurs confirmé que le Gouvernement suit avec une attention particulière les mouvements suspects signalés aux abords de la ville d’Uvira, dans le Sud-Kivu. Cette nouvelle menace est perçue comme une preuve supplémentaire d’une volonté persistante de déstabilisation régionale, en dépit des engagements signés devant les partenaires américains.

Pour Kinshasa, le message est clair : la diplomatie a ses limites. Si le Gouvernement demeure ouvert au dialogue, il refuse de se laisser « endormir » par des accords de papier, tant que la réalité du terrain reste marquée par le sang des civils et des militaires congolais. La souveraineté nationale, insiste-t-on, a un prix qui exige unité, lucidité et détermination.

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Gracient Martin Mwangala, Lubumbashi

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