Au moins 324 magistrats ont été suspendus en 2025 en République démocratique du Congo pour des faits de corruption et de spoliation. Ces chiffres ont été révélés par le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, lors d’un briefing de presse conjoint animé par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Selon le patron de la justice congolaise, les sanctions prises à l’encontre de ces magistrats varient en fonction de la gravité des faits reprochés. « Certains ont fait l’objet de sanctions disciplinaires, tandis que d’autres ont été poursuivis et condamnés devant les juridictions pénales », a-t-il précisé.
Guillaume Ngefa a également cité le cas emblématique d’un avocat du barreau de la Gombe, radié après avoir illégalement spolié une mère de famille de son habitation, illustrant, selon lui, la détermination des autorités à lutter contre l’impunité au sein de l’appareil judiciaire.
Membre du gouvernement Suminwa II, le ministre de la Justice s’est félicité des réformes engagées depuis sa prise de fonctions. Il affirme avoir instauré une méthode de travail fondée sur la concertation interinstitutionnelle et interministérielle, la solidarité gouvernementale et une plus grande proximité avec la population.
« Depuis ma prise de fonctions, j’ai imposé une méthode claire : la concertation interinstitutionnelle, la solidarité gouvernementale et la proximité avec les citoyens, car nous leur sommes redevables », a-t-il déclaré.
Cependant, il faut reconnaître que les défis restent colossaux pour parvenir à une justice plus indépendante et crédible en RDC.
Frank Kalonji





