À Kolwezi, dans la province du Lualaba, la tension est montée d’un cran ces derniers jours à la cellule Golf ISTM. À la suite d’un ultimatum de trois jours lancé par les autorités provinciales, annonçant le début imminent de la démolition de leurs habitations, plusieurs familles vivent désormais dans l’angoisse permanente. Par crainte d’une intervention surprise des services de l’État, nombre d’habitants ont choisi de passer leurs nuits à la belle étoile, à proximité immédiate de leurs maisons, pour tenter de protéger leurs biens.
Sur place, les témoignages recueillis décrivent une situation humaine préoccupante. Femmes, enfants et personnes âgées dorment à l’extérieur, exposés aux intempéries et à l’insécurité, dans un climat marqué par l’incertitude et la peur du lendemain. « Nous ne savons pas quand ils vont venir ni où nous irons après », confie un résident, évoquant l’absence d’informations claires sur un éventuel relogement ou des mesures d’accompagnement.
Les autorités provinciales justifient, pour leur part, cette opération par la nécessité de récupérer un espace occupé de manière jugée irrégulière, conformément aux règles d’urbanisme en vigueur. Un argument que contestent les résidents concernés, qui dénoncent un déficit de communication et estiment que le délai de trois jours est largement insuffisant pour se réorganiser, déménager ou trouver des solutions alternatives.
Face à la montée des tensions, plusieurs voix de la société civile appellent à l’ouverture urgente d’un dialogue entre le gouvernement provincial et les habitants de la cellule Golf ISTM. Objectif : parvenir à une issue concertée susceptible d’éviter une crise sociale dont les conséquences humanitaires pourraient s’avérer lourdes pour une population déjà vulnérable.
Gracient Martin Mwangala





