La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a tenu une réunion stratégique, le mardi 10 février, avec le Ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, le président de l’ARPTC (Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications) ainsi que les responsables des sociétés de téléphonie mobile Airtel, Orange et Vodacom. Au cœur des échanges : l’intrusion numérique et l’utilisation illégale des fréquences congolaises par un opérateur étranger, perçues comme une menace sérieuse pour la souveraineté technologique de la République démocratique du Congo.
Au terme de cette séance de travail, la cheffe du Gouvernement a donné des instructions fermes : l’ARPTC est appelée à prendre immédiatement en charge le dossier sur le plan technique, tandis que les instances internationales compétentes seront saisies afin de défendre les droits de la RDC. Le Gouvernement annonce également une politique de tolérance zéro contre toute atteinte à la souveraineté numérique nationale.
Par ailleurs, Judith Suminwa a insisté sur la nécessité d’améliorer rapidement la qualité des services télécoms, en particulier dans les provinces où les populations continuent de subir une desserte insuffisante. Elle a aussi rappelé l’obligation d’appliquer effectivement la mesure légale garantissant 5 % de parts sociales détenues par des Congolais au sein des entreprises de télécommunications opérant dans le pays.
À travers ces décisions, l’Exécutif congolais réaffirme sa volonté de protéger les intérêts stratégiques de la nation, de renforcer la souveraineté technologique et d’assurer aux citoyens un accès fiable et équitable aux services numériques.
Gracient Martin Mwangala





