Le forum provincial de paix consacré à la problématique des ADF s’est poursuivi mardi 25 février 2026 dans la ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, au lendemain de son ouverture officielle. Cette rencontre rassemble autorités politico-administratives, leaders communautaires, société civile et responsables sécuritaires autour de la recherche de solutions durables face à l’insécurité persistante.
La deuxième journée a été marquée par l’intervention du chef d’état-major général adjoint des Forces Armées de la République Démocratique du Congo chargé des opérations et renseignements, le lieutenant-général Ychaligonza Jacques Nduru.
Prenant la parole, le haut responsable militaire a salué l’initiative du gouverneur du Nord-Kivu d’organiser ce cadre d’échanges ainsi que la mobilisation de différentes couches sociales.
« Je salue cette initiative encourageante du Gouverneur du Nord-Kivu. Je me réjouis également de la participation massive des forces vives », a-t-il déclaré.
Le lieutenant-général a rappelé que les FARDC sont engagées sur plusieurs fronts contre les groupes armés, notamment les Allied Democratic Forces. Selon lui, l’armée mène des opérations aussi bien en profondeur dans les zones sous menace que dans les centres urbains pour protéger les populations civiles.
Il a toutefois reconnu que ces actions exigent une armée bien formée et suffisamment dotée en effectifs. Il a déploré le fait que malgré les efforts consentis, certaines opinions estiment que rien n’est fait sur le terrain. Évoquant la situation sécuritaire, cet officier supérieur des FARDC a parlé d’un conflit d’agression que traverse la RDC depuis plusieurs années. Faisant référence aux guerres de 1996 et 1998, il a assuré que les forces gouvernementales œuvrent aujourd’hui pour empêcher toute progression ennemie.
Insistant sur la dimension nationale de la crise, il a déclaré que la lutte ne concerne pas uniquement l’armée.
« Ce ne sont pas seulement les FARDC qui mènent des opérations, c’est toute la nation congolaise qui est en guerre », a-t-il souligné.
Selon lui, la menace des ADF vise l’ensemble de la République, et une éventuelle défaite militaire serait celle de toute la nation, d’où la nécessité d’une mobilisation collective.
JC Mbafumoja





