Une découverte macabre a secoué les habitants de la commune de Kisenso, à Kinshasa. Dans la matinée de ce lundi 2 mars, le corps sans vie d’un homme d’une trentaine d’années a été retrouvé dans une rivière située au croisement des avenues Bulambemba et Batandu, non loin d’un poste de la Police Nationale Congolaise (PNC).
Selon les premières informations recueillies sur place, la victime aurait été tuée ailleurs avant d’être discrètement jetée dans cette rivière. D’autres sources évoquent la piste de conflits de territoires impliquant des jeunes désœuvrés, communément appelés « kuluna ».
« Ce n’est pas la première fois que nous enregistrons ce genre de cas ici. On ne l’a pas tué ici, on l’a tué ailleurs. Comme c’est un milieu isolé, on est venu jeter son corps. Mais ce n’est pas bien de tuer quelqu’un comme ça. Vous savez, ici, les conflits de fiefs font rage. Les jeunes désœuvrés s’affrontent régulièrement. Peut-être qu’il a été tué pour avoir traversé un coin considéré comme interdit », a déclaré, sous le choc, un habitant du quartier.
La commune de Kisenso est régulièrement confrontée à des actes criminels à répétition. Cette nouvelle tragédie relance le débat sur la sécurité des habitants dans cette partie de la capitale, souvent en proie à l’insécurité.
Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances exactes de ce drame et d’identifier les éventuels auteurs.
Frank Kalonji





