La ville de Mbuji-Mayi est depuis plusieurs heures plongée dans un climat de psychose alimenté par des rumeurs persistantes faisant état de prétendus vols d’organes génitaux. Ces informations, non confirmées par les autorités, ont déjà provoqué des actes de violence au sein de la population.
Dans la matinée de ce jeudi 12 Mars 2026, un incident grave s’est produit au marché Odia David, dans la commune de Bipemba. Une femme, veuve et bien connue des habitants du quartier, a été prise à partie par une foule en colère après avoir été accusée par un jeune homme de lui avoir « fait disparaître son sexe » à la suite d’un simple contact d’épaule dans la cohue du marché.
La situation a rapidement dégénéré. Convaincus de la véracité de cette accusation, plusieurs passants se sont livrés à des violences contre la femme. Elle n’a dû son salut qu’à l’intervention rapide du chef de quartier qui, l’ayant reconnue, s’est interposé pour mettre fin à la vindicte populaire. Selon ce responsable local, la victime n’a commis aucun acte répréhensible.
Cet incident intervient dans un contexte déjà marqué par d’autres rumeurs similaires. La veille, un cas présenté comme comparable avait été signalé dans le quartier Bakwa Dianga, contribuant à alimenter la peur et la méfiance au sein de la population.
Toutefois, les vérifications effectuées dans plusieurs commissariats de la Police nationale congolaise n’ont permis de confirmer aucun cas avéré de vol d’organes à Mbuji-Mayi.
Face à cette situation, les autorités appellent la population au calme et invitent chacun à éviter de relayer des informations non vérifiées, susceptibles d’encourager la justice populaire et d’exposer des innocents à des violences.
Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi





