C’est le ministre d’État en charge de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, qui a révélé les faits lors de son déplacement à Kisangani, face aux victimes de la guerre des Six Jours.
Selon ce membre du gouvernement, un documentaire d’environ six minutes aurait été réalisé pour un coût total de 1,6 million de dollars, dont un acompte de 600 000 dollars aurait déjà été versé par le FRIVAO.
Ce court métrage serait l’œuvre de la société DIVO International, appartenant à l’homme d’affaires Deo Kasongo, également candidat malheureux à l’élection du gouverneur de la ville de Kinshasa en 2024. Ce dernier se retrouve aujourd’hui au cœur d’un scandale financier qui suscite de vives réactions.
À en croire plusieurs sources, le contenu incriminé, qui n’aurait même pas été largement diffusé, se limiterait à un assemblage d’images récupérées sur internet, notamment sur YouTube, ainsi que de photographies libres d’accès, sans véritable travail de terrain ni production audiovisuelle approfondie. Une situation qui alimente l’indignation de l’opinion publique, au regard du montant jugé excessif pour un contenu aussi court.
Décidément, les dossiers controversés semblent constituer une aubaine pour certains opérateurs. Plusieurs organisations de la société civile évoquent déjà l’hypothèse d’un contrat irrégulier, obtenu avec d’éventuelles complicités internes au sein de l’institution concernée.
Dans ce contexte, une question s’impose : un tel montant aurait-il été justifiable, même pour un format plus long ? Pour de nombreux observateurs, la réponse reste clairement négative.
Alors que les ayants droit continuent d’attendre réparation, cette affaire soulève des interrogations profondes sur la gestion des fonds destinés aux victimes. Elle renforce également l’exigence de transparence et de redevabilité dans l’utilisation des ressources publiques.
Des enquêtes seraient déjà envisagées afin de faire toute la lumière sur ce dossier devenu une source majeure d’indignation. L’opinion attend désormais des actions concrètes de la justice, afin que les responsabilités soient établies et, le cas échéant, sanctionnées.
Zamenga Odimbale





