Face à la montée persistante de l’insécurité dans la capitale congolaise, un constat s’impose : les différentes opérations de lutte initiées par les autorités peinent à produire des dégâts concrets. Qu’elles soient d’ordre politique, policier ou militaire, ces initiatives semblent, jusqu’à présent, incapables d’enrayer durablement le phénomène.
Les interrogations se multiplient quant à l’efficacité de ces actions. S’agit-il d’un manque d’engagement dans l’exercice des fonctions régaliennes de l’État ? D’opérations mal conçues ou insuffisamment coordonnées ? Ou encore d’initiatives de façade, sans réel impact sur le terrain ?
Pendant ce temps, Kinshasa a progressivement perdu son image de ville relativement paisible. Braquages, enlèvements, assassinats, vols à main armée et banditisme urbain, notamment le phénomène kuluna, rythment désormais le quotidien des habitants. Aucun quartier n’est épargné.
Face à cette situation, de nombreuses voix appellent à un changement d’approche. L’insécurité actuelle exige des mesures plus fermes, dissuasives et adaptées à l’ampleur du phénomène. Sortir des schémas classiques apparaît comme une nécessité pour espérer des résultats tangibles.
Cette crise met également en lumière ce que certains qualifient de léthargie au sein de certaines autorités en charge de la sécurité des personnes et de leurs biens. Une posture jugée préoccupante au regard de l’urgence de la situation.
Rien ne laisse entrevoir, pour l’instant, une amélioration significative sans un engagement plus rigoureux, cohérent et responsable. Tant que les réponses resteront limitées à des opérations perçues comme inefficaces, l’insécurité continuera de gagner du terrain dans la capitale.
Zamenga Odimbale





