FARDC-M23/RDF – Reprise des combats après pourparlers : « Le rapport des forces militaires sur le terrain influence les négociations » (C. Mupili)

 

Les négociations entre le gouvernement congolais et les représentants de l’AFC/M23, tenues en Suisse dans le cadre du processus de paix, ont débouché sur une volonté affichée de parvenir à un cessez-le-feu. Toutefois, sur le terrain, plusieurs sources signalent la violation de ces engagements par les rebelles soutenus par le Rwanda. Alors que les parties ont convenu pour la cessation des hostilités, des affrontements se poursuivent dans certaines zones, principalement au Sud-Kivu.

Pour l’internationaliste et acteur de la société civile Maître Carlos Mupili, cette situation s’explique par le lien direct entre les négociations et le rapport de forces militaires sur le terrain. Selon lui, chaque partie cherche à renforcer sa position afin d’influencer les discussions en sa faveur.

« La reprise des hostilités sur le terrain après la neuvième ronde de pourparlers qui se tiennent en Suisse, c’est facile à comprendre. C’est le terrain, c’est la position qu’occupe chacun sur le terrain qui détermine ou qui influence les négociations. Autrement dit, c’est le rapport des forces militaires sur le terrain qui influence les négociations », explique-t-il.


Il ajoute que dans les négociations, chaque camp tente de défendre ses intérêts et ses lignes rouges, ce qui rend les compromis difficiles à atteindre.

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« Sur la table des négociations, chaque partie veut avoir la part du lion. Chacun tire la couverture de son côté », souligne-t-il.

Concernant le cessez-le-feu, Maître Carlos Mupili estime que sa mise en œuvre dépendra de la mise en place des commissions conjointes avec l’appui de la MONUSCO, mais il reste prudent sur leur efficacité dans les zones de combats réelles.

« Le cessez-le-feu sera effectif lorsqu’il y aura des commissions conjointes avec la MONUSCO… mais ces missions ne seront pas dans la jungle, alors que la ligne de front est en profondeur dans la forêt », indique-t-il.

Tout en appelant à la patience, il insiste sur la pression internationale et la volonté des Congolais de voir la paix revenir, afin de se concentrer sur le développement et les processus démocratiques à venir, notamment les élections prévues dans les prochaines années.

JC Mbafumoja

 

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