Annoncée pour être débattue lors de la plénière du 27 avril, la motion de défiance initiée contre le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, pourrait-elle sonner le glas pour ce cadre de l’UDPS ? Les députés signataires lui reprochent notamment son incapacité à juguler l’insécurité grandissante à travers le pays.
Ils évoquent, à l’appui, des cas récurrents d’enlèvements, braquages, extorsions, assassinats, vols à main armée et arrestations arbitraires. La situation devient particulièrement préoccupante dans certaines grandes villes comme Kinshasa et Lubumbashi, où l’insécurité atteint des niveaux alarmants. Entre familles endeuillées et pertes de biens, un climat de peur s’installe, suscitant l’indignation des élus.
Désormais menacé de destitution, Jacquemain Shabani pourrait devenir le premier membre influent du parti présidentiel à subir une telle sanction depuis l’arrivée au pouvoir de l’UDPS. L’issue dépendra du vote en plénière : adoption de la motion, rejet ou encore dépôt d’une motion incidente susceptible de le sauver.
Il convient de noter que des retraits et reniements de signatures ont alimenté le doute autour de l’aboutissement de cette démarche parlementaire, une pratique devenue courante dans l’arène politique congolaise.
De son côté, l’initiateur principal de la motion, le député de Kisangani (province de la Tshopo), Laddy Yangotikala, dénonce l’insécurité persistante dans sa circonscription. Malgré son exclusion de sa famille politique, il maintient sa position.
Tous les regards sont désormais tournés vers l’hémicycle de Lingwala, où se jouera l’avenir politique de Jacquemain Shabani au sein du gouvernement Suminwa II.
Zamenga Odimbale





