À l’éclatement du dossier Rebo Tchulo, du nom de cette artiste musicienne rendue encore plus célèbre par une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, dans laquelle on peut la voir inciter les militaires commis à sa garde à poser des actes contraires à leur mission, la justice s’est rapidement saisie de l’affaire.
Le ministre d’État en charge de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné au parquet d’ouvrir une enquête afin d’identifier les auteurs et, le cas échéant, de les sanctionner pour des actes de torture sur un congolais accusé d’avoir volé les biens de l’artiste. Un jour plus tard, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, réaffirmait, à l’instar de son collègue, la volonté du gouvernement de mettre un terme aux violences de tous bords contre les congolais.
Subitement, et à la grande surprise de tous, la justice est devenue inaudible, voire muette. Les raisons de ce silence demeurent, jusqu’à présent, inconnues. Le flou entoure désormais l’affaire. La machine s’est-elle grippée ? Mais que se passe-t-il réellement ? Alors que le dossier semble au point mort, la polémique autour de ce silence soudain enfle. Où en est-on aujourd’hui ? Personne ne semble en mesure de situer avec précision le niveau d’avancement du dossier Rebo.
Cette justice devenue muette ne paraît plus inspirer confiance. Dans la haute sphère comme au sein de l’opinion publique, l’inquiétude grandit face à cette manière de faire. Que se passe-t-il réellement ? S’agit-il d’un trafic d’influence ou simplement d’un reflet des dysfonctionnements du système judiciaire congolais ? Une réponse s’impose.
Zamenga Odimbale





