Après les vives accusations portées contre le directeur général de l’Énergie du Kasaï-Oriental (EnerKa), des sources internes proches de la Direction générale ont contacté notre rédaction pour apporter une réplique et défendre le bilan de Claude Nyamabu à la tête de l’entreprise.
Selon ces sources, plusieurs accusations relayées ces derniers jours seraient « exagérées » et ne refléteraient pas la réalité actuelle de l’entreprise. Elles précisent que Claude Nyamabu totalise une année et quatre mois à la tête de l’EnerKa et que, sous sa gestion, l’entreprise ne compterait que six mois d’arriérés de salaires.
« Les plus de 100 mois d’impayés évoqués par certains travailleurs datent des anciennes gestions. Il est injuste de tout attribuer à l’actuel DG », soutiennent-elles.
Ces sources estiment par ailleurs que Claude Nyamabu serait même « l’un des meilleurs dirigeants » qu’ait connus récemment l’entreprise. Elles mettent notamment en avant une amélioration relative de la desserte en électricité dans la ville, avec moins de coupures de courant observées durant son mandat.
« Malgré les difficultés financières et techniques, il se bat pour remettre les machines en marche et stabiliser la fourniture de l’électricité », affirment-elles.
Concernant les accusations d’incompétence, de mauvaise gestion et de détournement des recettes, les proches de la Direction générale dénoncent plutôt une campagne menée par certains cadres frustrés de l’entreprise.
Selon elles, plusieurs responsables auraient été surpris dans des pratiques frauduleuses impliquant des abonnés fictifs créés afin de détourner des recettes au profit de certains agents.
« Le DG a pris des mesures contre ces pratiques et cela dérange certains réseaux internes qui cherchent aujourd’hui à le discréditer », expliquent-elles.
S’agissant des rumeurs sur une éventuelle prolongation de son mandat après sa retraite, les mêmes sources balayent ces allégations. Elles assurent que Claude Nyamabu quittera bel et bien ses fonctions le 16 juin prochain conformément aux textes en vigueur.
« Il respecte les lois et n’a entrepris aucune démarche pour se maintenir au pouvoir », insistent-elles.
Enfin, ces sources pointent également la responsabilité de certains actionnaires jugés défaillants, notamment Seko, qui auraient freiné plusieurs projets de redressement de l’entreprise.
Cette mise au point intervient alors que le climat reste tendu au sein de l’EnerKa, où une partie des travailleurs continue de dénoncer la gestion actuelle de l’entreprise.
Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi





