La Coordination locale de la société civile de Tembo, dans le territoire de Kasongo-Lunda, province du Kwango, dénonce une nouvelle flambée de violences liée à un conflit de succession coutumière dans le village de Swamasangu et appelle les autorités provinciales et nationales à intervenir pour prévenir une aggravation de la situation sécuritaire.
Dans une correspondance datée du 28 mai 2026 et parvenue le 30 mai à ExpressMédia, la structure citoyenne fait état d’affrontements survenus dans le groupement Nzasi-Mwadi, secteur de Swa-Tenda. Le bilan provisoire dressé par la société civile mentionne trois blessés graves hospitalisés et un adolescent de 14 ans grièvement blessé au thorax, à l’abdomen et au bras droit.
À l’origine de la crise, un litige opposant deux prétendants à la chefferie du village. La société civile indique que Yamba Kuyangana, présenté comme l’ayant droit légitime selon les règles coutumières Yaka-Lunda et détenteur de plusieurs documents administratifs et traditionnels, aurait remporté les différentes procédures engagées autour de cette succession. Malgré cela, Yamba Kuyangana et deux de ses proches seraient actuellement détenus.
La société civile accuse certaines autorités administratives locales d’entretenir le bicéphalisme au sein des entités coutumières et d’encourager indirectement les conflits à travers des décisions controversées. Elle estime que cette situation contribue à la multiplication des tensions dans le territoire de Kasongo-Lunda, où plusieurs groupements seraient confrontés à des querelles de succession coutumière.
Elle affirme également que le camp rival continuerait de circuler librement dans le village malgré les incidents signalés, avec des armes blanches et des armes à feu observées lors des affrontements.
Pour la société civile de Tembo, la résolution durable de cette crise passe par une application rigoureuse des dispositions légales régissant le statut des chefs coutumiers ainsi que par l’implication directe des autorités compétentes dans le règlement du différend. Elle met en garde contre d’éventuelles conséquences sécuritaires si aucune solution n’est trouvée rapidement et appelle le gouverneur du Kwango, les députés nationaux et provinciaux ainsi que les services concernés à se saisir du dossier pour restaurer la paix dans cette partie de la province.
Emery Lucky Poya





