L’appel à la journée « ville morte » lancé par une partie de l’opposition n’a visiblement pas rencontré l’adhésion attendue dans la capitale congolaise. Ce mercredi, plusieurs activités socio-économiques se sont déroulées normalement dans différents quartiers de Kinshasa, où les habitants ont vaqué à leurs occupations quotidiennes.
Dès les premières heures de la matinée, les principales artères de la ville ont enregistré une circulation habituelle. Les marchés, commerces, boutiques et établissements scolaires sont restés ouverts dans plusieurs communes, notamment à Gombe, Matete, Limete, Masina et Ngaliema.
Interrogés sur les raisons de leur présence dans les rues malgré l’appel de l’opposition, de nombreux Kinois ont évoqué les difficultés économiques auxquelles ils sont confrontés. Pour plusieurs d’entre eux, rester à la maison pendant une journée représente un manque à gagner difficile à supporter dans le contexte actuel.
« Nous vivons du revenu quotidien. Si nous ne travaillons pas aujourd’hui, nos familles risquent de ne pas avoir de quoi manger ce soir », a confié un commerçant rencontré au marché de Gambela.
Du côté des transports en commun, les bus, taxis et motos-taxis ont poursuivi leurs activités sans perturbation majeure. Les administrations publiques ainsi que plusieurs entreprises privées ont également fonctionné normalement.
Cette faible mobilisation pourrait être interprétée comme un désintérêt d’une partie de la population pour ce mode de contestation ou comme la conséquence des réalités socio-économiques qui poussent les citoyens à privilégier leurs activités génératrices de revenus.
Jusqu’en milieu de journée, aucun incident majeur lié à cette opération « ville morte » n’avait été signalé dans la capitale.
L’opposition avait appelé à cette journée de protestation pour exprimer son mécontentement sur plusieurs questions d’intérêt national. Toutefois, sur le terrain, les signes d’une paralysie de la ville étaient peu visibles, laissant apparaître une capitale globalement active.
CP





