Kasaï-Oriental : l’électricité, un « luxe » de plus en plus rare à Mbuji-Mayi

 

À Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental, l’absence d’électricité tend à s’installer dans le quotidien des habitants. Depuis près de trois jours, plusieurs quartiers de la ville sont confrontés à une nouvelle perturbation de la fourniture du courant électrique.

Une situation qui affecte directement le fonctionnement des ménages et des activités économiques. Dans plusieurs secteurs, les opérateurs sont contraints de réduire leurs heures de travail ou de suspendre certaines activités faute d’énergie pour faire fonctionner leurs équipements.

Commerces, ateliers, salons de coiffure, services de communication et autres petites activités génératrices de revenus figurent parmi les secteurs les plus touchés. Pour certains opérateurs, chaque journée sans électricité représente des pertes financières supplémentaires.


Les médias ne sont pas épargnés. Certaines stations de radio de Mbuji-Mayi éprouvent des difficultés à assurer normalement leurs programmes, les solutions de secours ne permettant pas toujours de tenir pendant de longues périodes.

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Cette situation vient une nouvelle fois mettre en lumière les difficultés persistantes de la desserte électrique dans la capitale du Kasaï-Oriental. Ces derniers mois, la ville a déjà connu plusieurs épisodes de coupures prolongées. En mai dernier, une partie de Mbuji-Mayi avait notamment été privée d’électricité pendant plusieurs jours.

Au-delà du confort domestique, l’électricité constitue un élément essentiel au fonctionnement de nombreuses activités économiques et professionnelles. Sa disponibilité conditionne ainsi les revenus de milliers de personnes qui dépendent quotidiennement de leurs petits commerces et services.

Face à cette situation devenue récurrente, les habitants appellent les responsables du secteur de l’énergie à trouver des solutions durables. Ils souhaitent une fourniture plus régulière du courant électrique afin de mettre un terme à ces perturbations qui continuent de peser sur la vie quotidienne et l’économie locale.

Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi

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