Les sages-femmes réunies au sein de l’intersyndical urbain du Syndicat national des sages-femmes du Congo (SYNASAFCO) à Kikwit, dans la province du Kwilu, ont appelé les autorités compétentes à répondre à leurs revendications professionnelles, notamment le paiement des salaires et des primes liées à la gratuité de la maternité.
Cette demande a été formulée ce jeudi 1er octobre 2026 par la présidente urbaine du SYNASAFCO, Nénette Kibakaba, au cours d’une séance de travail consacrée aux conditions de travail des sages-femmes dans la ville de Kikwit.
Parmi les principales préoccupations soulevées figurent également l’octroi des numéros matricules aux nouvelles sages-femmes ayant intégré la profession. Pour Nénette Kibakaba, l’amélioration de ces conditions est nécessaire pour permettre aux professionnelles de mieux assurer leur mission auprès des femmes enceintes et des nouveau-nés.
« Nous plaidons auprès des autorités de notre secteur à améliorer notre condition de travail afin de permettre de bien exercer notre mission, en répondant favorablement à nos revendications, entre autres le non-paiement des salaires, de la prime due à la gratuité de maternité, ainsi que l’octroi des numéros matricules aux nouvelles sages-femmes qui viennent de rejoindre notre profession », a-t-elle déclaré.
La responsable du SYNASAFCO a également insisté sur le rôle des sages-femmes dans la prise en charge de la santé maternelle et néonatale. Elle affirme que ces professionnelles répondent à une importante partie des besoins essentiels des femmes et des nouveau-nés, notamment en contribuant à la réduction des complications liées à la grossesse et à l’accouchement.
« Les sages-femmes répondent à 87 % des besoins de santé essentiels des femmes et des nouveau-nés, en réduisant significativement les risques de complications et de naissances prématurées », a-t-elle souligné.
Face à ces difficultés, le SYNASAFCO sollicite l’implication de la Première ministre afin de parvenir à une solution durable à ces revendications et d’éviter d’éventuels mouvements de grève dans le secteur.
« Nous demandons au gouvernement de reconnaître nos droits, compte tenu des risques éventuels dans l’exercice de notre profession, dont nous sommes exposées à tout genre de maladies », a ajouté Nénette Kibakaba.
À cette occasion, le SYNASAFCO a également encouragé les jeunes à s’orienter vers la formation en sciences obstétricales afin d’assurer la relève et de permettre aux structures sanitaires de disposer de sages-femmes en nombre suffisant.
Il sied de rappeler que l’amélioration des conditions de travail du personnel de santé constitue un enjeu important pour assurer la continuité et la qualité des soins, particulièrement dans la prise en charge de la mère et du nouveau-né.
Emery Lucky Poya





