La situation sanitaire devient préoccupante dans la zone de santé de Moba, dans la province du Tanganyika, où 371 cas de choléra, dont 8 décès, ont été enregistrés au cours des trois dernières semaines.
Cette flambée épidémique concerne principalement les populations vivant le long du littoral du lac Tanganyika. La consommation d’eau du lac, jugée impropre à la consommation, est présentée comme l’une des principales causes de la propagation de la maladie dans cette partie de la province.
D’après le docteur Junior Nyembo, médecin intérimaire de la zone de santé de Moba, neuf aires de santé sont particulièrement touchées. Il s’agit de Mulunguzi, Mulode, Moba Port, Kalembwe, Liyonde, Liwa, Kapampa, Kiku et Kizike.
Des cas isolés ont également été rapportés dans les localités de Moliro, Kirungu et Kasama, selon les autorités sanitaires locales.
La prise en charge des personnes atteintes de choléra reste compliquée par l’insuffisance de matériel médical et d’intrants nécessaires à la riposte.
Le médecin intérimaire de la zone de santé de Moba alerte notamment sur le manque de kits destinés à la prise en charge des malades ainsi que sur l’insuffisance d’équipements de protection pour le personnel engagé dans la réponse à l’épidémie.
À cette difficulté s’ajoute le nombre limité de sites de chloration d’eau, alors que l’accès à une eau potable constitue un élément essentiel pour réduire la propagation du choléra.
Face à cette situation, les autorités sanitaires locales sollicitent l’appui des autorités compétentes et des partenaires humanitaires afin de renforcer rapidement les moyens de lutte contre l’épidémie.
Le docteur Junior Nyembo appelle notamment à intensifier la sensibilisation des populations sur les mesures de prévention, à disponibiliser davantage d’équipements de protection et à multiplier les points de chloration d’eau dans les zones affectées.
La situation à Moba illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les structures sanitaires dans plusieurs foyers de choléra en République démocratique du Congo, où l’accès à l’eau potable et les moyens de riposte demeurent des enjeux majeurs.
Emery Lucky Poya





