Cinq (5) personnes, dont quatre (4) civils et un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ont été tuées ce lundi 5 octobre 2026 lors d’affrontements entre civils et militaires à Kingwangala, commune urbano-rurale située dans le secteur de Panzi, territoire de Kasongo-Lunda, province du Kwango.
Trois (3) autres personnes ont été grièvement blessées au cours de ces violences, tandis que plusieurs activités seraient paralysées dans cette commune où la situation demeure tendue.
Selon des vidéos parvenues à ACTU7.CD, les violences seraient parties d’une incompréhension entre deux (2) éléments des forces de sécurité. Un militaire aurait ouvert le feu en direction d’un policier, mais la balle aurait atteint une femme civile qui n’était pas impliquée dans le différend.
La mort de cette femme aurait provoqué la colère de la population. Des habitants se seraient ensuite pris aux militaires présents à Kingwangala, déclenchant des affrontements au cours desquels quatre (4) autres personnes, dont un militaire, auraient également perdu la vie.
Le bilan provisoire rapporté localement fait ainsi état de cinq (5) morts, dont quatre (4) civils et un militaire, ainsi que de trois (3) blessés graves. Les circonstances exactes de ces décès doivent encore être établies par les investigations annoncées par les autorités militaires.
Face à la situation, le commandement de la 11ᵉ Région militaire a dépêché en urgence le commandant du 11022ᵉ bataillon à Kingwangala. Celui-ci a été chargé de procéder à l’arrestation du militaire mis en cause et de le mettre à la disposition de la justice militaire.
L’armée appelle la population au calme et à la retenue et l’exhorte à ne pas se faire justice elle-même. Elle assure que les responsabilités seront établies à l’issue des investigations et que toute personne dont l’implication sera établie sera déférée devant les juridictions compétentes.
Il sied de souligner que la situation reste tendue à Kingwangala, dans un contexte marqué par la paralysie de plusieurs activités à la suite de ces violences.
Emery Lucky Poya





