Le ministre congolais des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a échangé ce jeudi 8 octobre 2026 avec Lane Hartill, chercheur au sein d’Amnesty International, autour de la campagne « Six millions de voix pour la justice en RDC », destinée à mobiliser la communauté internationale en faveur des victimes des violences en République démocratique du Congo.
Au cours de cette rencontre, les discussions ont porté sur les mécanismes judiciaires susceptibles de permettre la poursuite des auteurs présumés des crimes commis sur le territoire congolais, tant devant les juridictions nationales qu’internationales.
S’exprimant devant la presse à l’issue des échanges, Lane Hartill a souligné l’importance de mettre fin à l’impunité en veillant à ce que les responsables des violations des droits humains répondent de leurs actes devant la justice.
Les échanges ont également abordé le rapport récemment publié par Amnesty International sur les violations des droits humains liées aux activités minières artisanales dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Selon les déclarations rapportées à l’issue de la rencontre, la question de l’exploitation des ressources congolaises et de la responsabilité des acteurs impliqués demeure au centre des préoccupations.
De son côté, le gouvernement congolais défend une démarche plus large, qui comprend notamment la proposition d’instituer un tribunal international pour la RDC et l’obtention d’une reconnaissance internationale des crimes qualifiés de génocide par les autorités congolaises.
Sous la conduite du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et avec l’encadrement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, Samuel Mbemba Kabuya poursuit les démarches diplomatiques en faveur de la justice pour les victimes. La semaine précédente, le ministre s’était rendu à Genève, en Suisse, pour défendre cette cause.
La campagne « Six millions de voix pour la justice en RDC » entend ainsi renforcer la mobilisation internationale autour de la lutte contre l’impunité et de la recherche de justice pour les victimes des violences dans le pays.
Gracient Martin Mwangala





