RDC : Félix Tshisekedi annonce une contre-offensive judiciaire face à la procédure visant sa famille en Belgique

 

 

Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, annonce une riposte judiciaire contre les accusations visant certains membres de sa famille dans une affaire instruite en Belgique. Le Chef de l’État affirme avoir constitué un collectif d’avocats pour défendre ses intérêts et ceux de ses proches, dans une vidéo diffusée dimanche 1er novembre 2026 sur le compte X de la Présidence.

Dans cette intervention, le Président congolais dénonce ce qu’il considère comme une cabale politique visant à ternir son image et à fragiliser son pouvoir. Il accuse ses adversaires de s’appuyer sur la procédure judiciaire belge pour s’attaquer à sa famille après avoir, selon lui, échoué à le discréditer sur d’autres sujets.

Cette réaction intervient après ses déclarations du vendredi 30 octobre, lors d’une rencontre avec la diaspora congolaise en Russie. Félix Tshisekedi avait notamment contesté les accusations relatives à l’utilisation des fonds publics pour financer ses déplacements à l’étranger, affirmant que la Banque centrale du Congo avait précisé que ces dépenses étaient prévues dans le budget de l’État.

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Le Chef de l’État met également en cause un avocat qu’il qualifie de « faux avocat », ainsi que l’ancien président Joseph Kabila, qu’il accuse d’être impliqué dans cette démarche. Il affirme attendre toujours des précisions sur les éléments recueillis lors des perquisitions effectuées dans le cadre de cette affaire.

« Jusqu’à ce jour, j’attends qu’on me dise ce qu’on a trouvé lors de ces perquisitions », a-t-il déclaré, avant d’annoncer une contre-attaque judiciaire : « Nous avons pris un collectif d’avocats. Nous allons contre-attaquer ».

La procédure belge porte notamment sur des accusations présumées d’implication de membres de la famille présidentielle dans l’exploitation illicite des ressources minières du Katanga. Des allégations que Félix Tshisekedi rejette, estimant que les véritables responsables du pillage des richesses minières de cette région sont connus. Il cite notamment Joseph Kabila et Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga et figure de l’opposition.

Cette prise de position du président congolais intervient alors que l’affaire suscite des réactions dans le paysage politique national et pourrait peser davantage sur les relations entre Kinshasa et Bruxelles.

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Emery Lucky Poya

 

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