Augustin Kabuya à la CENCO : « Quand nous étions avec eux, on n’avait pas le pouvoir. Nous avons eu le pouvoir sans eux »

 

Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a multiplié les déclarations critiques à l’égard de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de l’opposition politique et de certains communicateurs de son propre parti. Lors d’une causerie morale au siège de l’UDPS, il a notamment contesté le rôle attribué à l’Église catholique dans l’accession de Félix Tshisekedi à la présidence de la République.

Le responsable de l’UDPS a affirmé que les catholiques figuraient parmi les premiers à contester la victoire électorale de son camp. Revenant sur les relations passées entre son parti et la CENCO, il a accusé cette institution de ne pas avoir contribué à leur conquête du pouvoir. « Quand nous étions avec eux, on n’avait pas le pouvoir. Nous avons eu le pouvoir sans eux », a-t-il déclaré, estimant ainsi que l’UDPS est arrivée à la tête du pays sans le soutien de la hiérarchie catholique.

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Dans une autre séquence de son intervention, Augustin Kabuya s’est adressé aux professionnels des médias et aux communicateurs de l’UDPS au sujet des huit morts annoncés après la manifestation de l’opposition du 15 juin. Faisant référence au 15 septembre, il leur a reproché d’avoir rapidement abandonné cette affaire dans leur communication. Il a également évoqué la possibilité, selon lui, que des opposants recherchent des corps dans les hôpitaux ou sur la voie publique afin d’accuser le pouvoir d’être responsable de décès lors des manifestations.


Augustin Kabuya a particulièrement dénoncé ce qu’il considère comme un manque de réactivité des communicateurs de son camp face aux accusations de l’opposition. Il leur a demandé de présenter d’autres versions des faits au lieu de se limiter, selon ses termes, à des interventions rémunérées pour insulter ou diffuser des informations mensongères. « Votre rôle, c’est seulement, lorsqu’on vous appelle pour 200 dollars, d’aller raconter des mensonges et insulter. Là, vous êtes vraiment très actifs », leur a-t-il lancé.

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Gracient Martin Mwangala

 

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