La criminalité urbaine fait la Une ce dernier temps dans la province du Sud-Kivu, caractérisée par la recrudescence des cas de meurtres et assassinats. Et les femmes son de plus en plus les premières cibles.
En guise d’illustration, un homme a tué son épouse pour avoir consulté son téléphone le lundi 30 septembre 2024. Les sources bien informées précisent que le drame a eu lieu à Bugambo.
Cette situation ne laisse pas indifférente l’Association des Femmes des Médias (AFEM) dans la région. Dans un rapport rendu public, elle indique avoir répertorié au moins dix (10) cas des femmes tuées par leurs propres époux ou partenaires de sexe depuis 2022.
De ces dix cas enregistrés, cinq (5) ont été notifiés dans le territoire de Mwenga, deux (2) à Kalehe, deux autres à Bukavu et le dernier dans le territoire de Kalehe.
Ces femmes qui déplorent ce qu’elles qualifient de « féminicide », rappellent que la RDC dispose d’une loi qui réprime les violences basées sur le genre. Elles plaident pour l’organisation des audiences foraines dans des milieux où se commettent ces déviations de la loi pour servir de bel exemple.
Elles recommandent aussi aux autorités politico-administratives et sécuritaires de renforcer les mesures de protection des victimes, des acteurs et des ONG qui dénoncent ces sales besognes.
Elles ont aussi émis le vœu de voir la justice se rassurer que les malfrats vont purger leurs peines.
JC Mbafumoja





