Kasaï-Oriental : Les travailleurs de l’ENERKA saisissent le gouverneur sur leurs arriérés de salaire de 3 mois

 

Les travailleurs de la Société d’énergie du Kasaï-Oriental (ENERKA) accusent trois (3) mois d’impayement de leurs salaires, depuis qu’ils ont été mis à la charge de l’entreprise thèque SEKO, dans le cadre du partenariat entre les deux sociétés.

Dans une correspondance datée du 12 novembre adressée au gouverneur de province du Kasaï-Oriental dont une copie a été consultée ce vendredi 15 novembre 2024 par le média en ligne non-aligné, ces travailleurs déplorent ce qu’ils qualifient de « discrimination » de l’entreprise partenaire, dans le paiement de salaires . Selon eux, la SEKO, à travers son responsable, avait accepté lors d’un entretien avec le personnel de l’ENERKA en septembre dernier, que tous les travailleurs de cette société d’énergie devraient être pris en charge sans aucune distinction, un engagement qui souffre d’applicabilité depuis actuellement trois (3) mois.

« Vous retiendrez bien que lors de la rencontre Personnel/ENERKA de Mbuji-Mayi avec le Patron de la SEKO, Monsieur VLASTIMIL SEDLACEK à notre Direction au mois de septembre 2024 en aucun cas il n’a fait allusion de la discrimination sur la paie du personnel. Mais, nous serons surpris lorsqu’interviendra la paie du mois de mai 2024 de nous entendre dire que le partenaire SEKO ne rémunérera que le Personnel de Tshiala », disent-ils.

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Et d’ajouter : « Or, après plusieurs rencontres de travail au Gouvernorat entre les membres SEKO ENERKA MIBA SYNDICAT, il a été institué un comité de suivi des résolutions prises à l’issue de ces rencontres pour une résolution heureuse aux fins de mettre un terme à la grève qui avait précédé. En effet, au terme des travaux du même comité de suivi avec l’Inspection du Travail, le partenaire SEKO avait promis d’assumer la paie de tout le personnel sans distinction sauf les membres de la Direction à savoir le Directeur Gérant, le Chef de Division Administrative & Financière, le Chef de Division Coordination Technique, ce qui fut exécutoire pour le mois de Septembre 2024 ».

Ils sollicitent l’implication personnelle du gouverneur de province dans cette affaire afin de trouver une solution idéale.

« Nous sollicitons votre concours auprès de la SEKO, afin qu’elle nous remette dans nos droits car, étant le personnel d’une même entreprise. En revanche, nous remarquons qu’en lieu et place d’investir, la SEKO est venue créer une dissension au sein du personnel ENERKA. Notre souhait est de voir la SEKO nous remettre dans nos droits en nous payant les mois de Mai, Juillet, et Août 2024 payés aux travailleurs de Tshiala et non de Mbuji-Mayi, et continuer à payer l’ensemble du personnel dans la suite de l’exécution du partenariat », ont-ils renchéri.

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Contacté, Yannick Bolinga, représentant de l’entreprise SEKO au Kasaï-Oriental, dit ne pas reconnaître la qualité des signataires de cette fameuse correspondance, qui en font les bruits sur les réseaux sociaux.

Il faut dire que cette inquiétude s’ajoute aux voix des forces vives et personnalités politiques de la place qui dénoncent la gestion de la centrale hydroélectrique de Lubilanji par SEKO, suggérant sa substitution par la firme Mightyland qui, selon eux, dispose des capitaux de financement.

Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi

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