Les droits humains ont été piétinés lors de l’entrée de l’armée rwandaise et des combattants du M23/AFC à Goma et Bukavu, respectivement chef-lieu des provinces du Nord et du Sud-Kivu. Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) qui le reconnaît, a condamné fermement l’occupation de ces deux (2) entités par les hommes au service de Paul Kagame.
Ce réseau qui dénonce ce qu’ils qualifie des exécutions sommaires, des disparitions forcées, des actes de torture physique et morale voire des arrestations arbitraires, alerte qu’à Goma et Bukavu, les défenseurs des droits humains, les journalistes et militants sont devenus principale cible pour les rebelles.
Dans un communiqué, cette organisation, qui cite des témoignages recueillis, parle des menaces et persécutions proférées contre tout celui qui tente faire la dénonciation. Le REDHAC alerte également sur des tortures, des traitements inhumains, infligés aux militants de la société civile.
Consécutivement à cette situation, le climat de peur et d’insécurité s’est installé dans la région, mettant en péril les libertés fondamentales et paralysant le travail des défenseurs des droits humains. C’est dans ce sens que le REDHAC appelle à une condamnation ferme de l’agression rwandaise en RDC et de toutes ses conséquences sur la vie de la population.
Il insiste également sur la protection des défenseurs des droits humains, des journalistes et les activistes qui risquent leurs vies dans la dénonciation et la documentation des affres rebelles dans l’Est de la RDC.
JC Mbafumoja





