En réponse à l’aggravation de la crise sécuritaire dans l’ouest de la République démocratique du Congo, le Vice-Premier ministre en charge de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, a intensifié ses consultations. Le samedi 5 juillet, il a reçu une délégation de sénateurs venus du Grand Bandundu et du Kongo-Central, deux provinces durement touchées par les violences de la milice Mobondo. Cette rencontre a permis d’échanger sur les moyens concrets de rétablir la paix dans cette région sous tension.
Au cours de cette réunion de travail, les élus ont exprimé leur vive inquiétude face aux exactions persistantes de la milice. Ils ont exhorté l’État à agir sans délai. « Ils ont plaidé pour une intervention décisive de l’exécutif afin d’éradiquer ce mouvement armé et de restaurer durablement la paix », a rapporté le ministère de la Défense dans un communiqué officiel. Une déclaration qui souligne l’urgence d’une réponse militaire renforcée face à l’insécurité grandissante.
Actifs dans plusieurs localités, les miliciens Mobondo sont accusés de violences meurtrières, de pillages et de déplacements forcés de populations civiles. Les parlementaires présents ont mis en garde contre une escalade du conflit si des mesures fortes ne sont pas prises. « Face à la menace continue que représente la milice Mobondo, source d’instabilité, de violences meurtrières et de déplacements massifs de populations, les honorables sénateurs […] ont vigoureusement sollicité une action gouvernementale accrue », ont-ils insisté.
En marge de cette réunion, Me Guy Kabombo a posé un geste de reconnaissance mémorable en visitant Mme Marie José Biuma, une ancienne parachutiste des Forces armées congolaises, aujourd’hui âgée de 82 ans. Cette icône militaire des années 1960, célèbre pour ses sauts de 6000 mètres d’altitude, vit aujourd’hui dans une situation de précarité. Alerté par son cri d’alarme, le ministre s’est déplacé jusque dans la commune de Lemba pour lui témoigner soutien et gratitude.
Cette double action du Vice-Premier ministre, entre concertation stratégique avec les élus et hommage à une figure oubliée de l’armée congolaise, illustre une volonté d’allier gestion des crises présentes et mémoire des engagements passés. Un signal fort, alors que le Gouvernement est appelé à rétablir l’autorité de l’État tout en renforçant le lien avec les anciens combattants.
PK





