Dans la nuit de samedi à dimanche 3 août, le village d’Idohu, situé dans le groupement de Banda-Vilemba dans le territoire d’Irumu en Ituri, a été le théâtre d’une attaque meurtrière. Trois (3) personnes, dont une femme, ont tragiquement perdu la vie dans cette incursion attribuée aux rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF). Cette information a été confirmée par la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), représentée par son coordonnateur local, Christophe Munyanderu.
Selon Christophe Munyanderu, les assaillants ont exploité la descente des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et des forces ougandaises (UPDF) dans les profondeurs de la forêt pour contourner leur vigilance. Ils ont utilisé la route connue sous le nom de route d’Israël, une ancienne concession agricole située à l’ouest de la RN4, que les ADF connaissent bien.
« Cet ennemi possède une connaissance approfondie du terrain. Ils ont franchi la concession de Monsieur Kahehero pour atteindre Idohu », a déclaré Christophe Munyanderu, mettant en lumière les défis auxquels font face les forces de sécurité dans cette région volatile.
Face à cette escalade de la violence, la CRDH appelle la population locale à faire preuve d’une vigilance accrue, particulièrement ceux qui résident dans les zones isolées. Elle exhorte également les forces de défense à intensifier leurs efforts pour garantir la sécurité des villages, et ce, malgré les opérations militaires en cours.
Pour rappel, cette attaque n’est pas un cas isolé. Dans la nuit du 27 juillet dernier, les ADF avaient déjà mené un assaut sur la cité de Komanda, toujours dans le territoire d’Irumu, faisant 43 victimes, parmi lesquelles des fidèles catholiques rassemblés pour une veillée de prière.
Jean-Claude Mbafumoja





